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Road trip dans l'Ouest américain : la grande boucle des parcs depuis Las Vegas

Par Jocelyn Pion · Récit de road trip · ~17 min de lecture · Données : National Park Service

La US-163 file droit vers les buttes de Monument Valley : l’image du road trip de l’Ouest.
La US-163 file droit vers les buttes de Monument Valley : l’image du road trip de l’Ouest.

Cinq heures du matin, un parking encore tiède au pied d'une falaise de deux mille marches. La navette de Zion n'a pas démarré, et déjà des lampes frontales montent vers Angels Landing dans le noir. Deux jours plus tard, à Bryce Canyon, on souffle de la buée à l'aube de juin, deux mille six cents mètres plus haut, devant un amphithéâtre de cheminées de fée que le soleil allume une par une. Plus loin encore, une route à peine plus large que deux voitures court sur une arête de grès, le vide de chaque côté, et personne. Puis c'est le grès rouge de Moab hérissé d'arches, les Mittens de Monument Valley plantées dans le désert navajo, le méandre vert de Horseshoe Bend, et enfin le grand trou d'un kilomètre et demi de fond qui coupe le souffle à Mather Point. On rentre par la Route 66, néons et diners, comme on redescend d'un rêve.

Ce road trip relie ces images en une seule boucle. Il part de Las Vegas, monte plein nord vers les canyons de l'Utah, bascule à l'est sur le plateau du Colorado, redescend en Arizona jusqu'à la rive sud du Grand Canyon, puis revient à son point de départ par la vieille Route 66. Douze à dix-huit jours de conduite, six parcs nationaux et un détour vedette vers le point le plus bas du continent. C'est le cœur de l'Ouest américain, ramassé dans une seule boucle que l'on peut allonger ou raccourcir à volonté.

Le tracé de la grande boucle, de Las Vegas aux parcs de l’Utah et de l’Arizona, avec le détour vers Death Valley
Carte du tracé : Le tracé de la grande boucle, de Las Vegas aux parcs de l’Utah et de l’Arizona, avec le détour vers Death Valley Fond © OpenStreetMap · © CARTO
  1. 1. Las Vegas, porte d'entrée de la boucle
  2. 2. Springdale et Zion
  3. 3. Bryce Canyon et la Scenic Byway 12
  4. 4. Torrey et Capitol Reef
  5. 5. Moab : Arches et Canyonlands
  6. 6. Monument Valley
  7. 7. Page : lac Powell, Antelope Canyon, Horseshoe Bend
  8. 8. Grand Canyon, rive sud
  9. 9. Williams et la Route 66
  10. détour vers Death Valley

1 étape parc national du circuit détour

Dans quel sens rouler la boucle, et pour combien de temps

Une boucle se roule dans les deux sens, mais celui-ci n'est pas neutre. Nous roulons dans le sens antihoraire : Zion d'abord, le Grand Canyon en avant-dernier acte. La raison est d'abord une affaire de crescendo. On entre par les parois rouges de Zion, on gagne les cheminées de Bryce, on découvre le grès de Moab, on touche au mythe à Monument Valley, et l'on garde le Grand Canyon pour la fin, quand l'œil a appris à lire ces paysages. La démesure du dernier gouffre ne se mesure bien qu'après tout le reste.

Il y a aussi une logique de terrain. Bryce et la Scenic Byway 12 culminent à plus de deux mille cinq cents mètres : on les traverse en début de circuit, jambes fraîches, avant la chaleur des canyons d'Arizona. Death Valley, le détour vedette, se greffe à la charnière de Las Vegas, en ouverture ou en clôture, jamais coincé au plus chaud du parcours. Et la Route 66 du retour fait une décompression parfaite : après les merveilles, la nostalgie américaine ramène en douceur vers l'aéroport.

Sur la durée, comptez douze jours pour la version tendue, dix-huit pour la version confortable. La boucle avoisine deux mille kilomètres, mais le piège du débutant reste de raisonner en distance : ici, on raisonne en parcs. Aucune étape ne dépasse trois heures de route, et la plupart des journées se passent à pied, pas au volant.

Las Vegas, l'entrée en matière

On atterrit à Las Vegas, on récupère la voiture, et l'on résiste à la ville. Une nuit suffit pour caler le décalage horaire et charger le coffre : le Strip est un sas, pas une étape. Le vrai voyage commence quand les derniers casinos disparaissent dans le rétroviseur et que la Interstate 15 file plein nord à travers le désert Mojave.

Le paysage prépare le terrain en une heure. Les néons cèdent la place aux Joshua trees, puis à la traversée d'un coin de l'Arizona, avant que l'Utah n'ouvre ses plateaux de grès rouge. Le passage par la gorge de la Virgin River, juste avant Zion, sert de générique : la route se glisse entre des parois qui montent d'un coup, et l'on comprend qu'on a changé de monde. Springdale, la petite ville-porte de Zion, marque la première vraie halte.

Zion et Bryce, la montée en couleur

À Zion, la Virgin River a scié dans le plateau une entaille aux parois de cinq cents mètres, et l'on marche à son pied, la nuque renversée. Le canyon principal se parcourt en navette obligatoire une bonne partie de l'année : on descend aux arrêts, on remonte plus loin, sans jamais chercher une place de parking. Deux marches font la légende du parc. Angels Landing grimpe une arête vertigineuse tenue par des chaînes, à réserver par tirage au sort désormais. The Narrows se randonne les pieds dans la rivière, entre des murs qui se resserrent jusqu'à toucher le ciel d'un trait. On repart le cou raide et les chaussures trempées, ce qui est bon signe.

Une heure et demie plus au nord-est, changement complet de décor. Bryce Canyon n'est pas un canyon mais un amphithéâtre, un versant entier hérissé de milliers de cheminées de fée orange que le gel sculpte hiver après hiver. On arrive par le haut, à plus de deux mille six cents mètres, et l'on découvre le vide en s'approchant du rebord. Le lever de soleil à Sunrise Point mérite le réveil dans le froid : la lumière rasante allume les hoodoos de bas en haut. Puis l'on descend au milieu d'eux par la boucle du Queen's Garden et le Navajo Loop, seule façon de saisir leur taille, minuscule au pied de ces colonnes.

La Scenic Byway 12 et Capitol Reef, la route la plus sous-cotée de l'Ouest

Entre Bryce et Torrey, la Scenic Byway 12 est de ces routes qui valent une étape à elles seules. Classée All-American Road, elle traverse cent cinquante kilomètres de pays sauvage, longe le Grand Staircase-Escalante, et grimpe sur le Hogback, une arête de grès si étroite que la chaussée tient tout juste entre deux vides. Il n'y a ni glissière ni maison, juste la roche, les pins et l'horizon. On roule lentement, on s'arrête aux belvédères de Head of the Rocks et de Calf Creek, et l'on finit par franchir la forêt de Boulder Mountain à près de trois mille mètres, dernière montagne avant le désert.

La route débouche sur Capitol Reef, le parc que tout le monde oublie de mettre au programme, à tort. Il protège le Waterpocket Fold, une gigantesque ride dans l'écorce terrestre longue de cent cinquante kilomètres. Au cœur du parc, l'ancien hameau mormon de Fruita garde ses vergers : en saison, on cueille soi-même pommes et cerises, et l'on repart avec une tarte de la Gifford House. Les parois portent des pétroglyphes gravés par les Frémont il y a mille ans. Ici les foules disparaissent, et c'est précisément ce qui rend le parc précieux.

Moab, le royaume du grès : Arches et Canyonlands

De Torrey, on file à l'est vers Moab, capitale de l'aventure plantée sur la Colorado River, base idéale pour deux parcs voisins et opposés. Arches en concentre plus de deux mille, dont la fameuse Delicate Arch, cette arche libre posée au bord du vide qui figure sur les plaques d'immatriculation de l'Utah. On y monte à pied en fin de journée, quand le grès vire à l'incandescence et que l'ombre allonge chaque courbe. Ailleurs, Landscape Arch étire un ruban de pierre impossiblement fin, et les Windows s'alignent comme des fenêtres percées dans une muraille.

Canyonlands joue la carte inverse : la démesure et le silence. Depuis le district d'Island in the Sky, on domine un labyrinthe de canyons creusés par le Colorado et la Green River, à perte de vue. Mesa Arch, au lever du soleil, encadre cette immensité et s'embrase par en dessous, la lumière rebondissant sous l'arche : c'est l'un des spectacles les plus courus de l'Ouest, et il tient sa réputation. Grand View Point ferme la mesa sur un belvédère où l'on comprend enfin l'échelle du plateau.

Monument Valley et le pays navajo

De Moab, la route descend vers le sud et l'Ouest quitte les parcs nationaux pour entrer dans le mythe. Monument Valley n'est pas un parc fédéral mais un parc tribal navajo, et cela change tout. On y arrive par la US-163, cette ligne droite parfaite que le cinéma a filmée mille fois, jusqu'à ce que surgissent les buttes des Mittens et Merrick, trois blocs de grès rouge posés seuls dans l'immensité. John Ford y a tourné ses westerns, et l'on comprend pourquoi : aucun décor n'a jamais fait mieux.

La piste du Valley Drive s'enfonce entre les buttes sur dix-sept kilomètres de terre battue, praticable en voiture normale par temps sec, à condition de rouler doucement. Mais le plus juste, ici, est de confier la visite à un guide navajo : il ouvre les zones interdites au public, raconte la terre qui est la sienne, et fait tourner l'argent du tourisme vers la Nation qui l'habite. On dort au moins une nuit sur place pour voir le soleil se coucher puis se lever sur les Mittens, seul vrai spectacle du lieu.

Page, le Grand Canyon et la Route 66 du retour

Cap à l'ouest sur Page, petite ville née du barrage de Glen Canyon et du lac Powell. Deux merveilles s'y touchent presque. Antelope Canyon est un canyon en fente où la lumière tombe en colonnes sur des parois de grès ondulées comme du velours : la visite se fait uniquement avec un guide navajo, et l'on réserve à l'avance. À dix minutes de là, Horseshoe Bend déroule un méandre parfait de la Colorado River, deux cents mètres plus bas, que l'on rejoint par une courte marche dans le sable jusqu'au belvédère. Le fer à cheval vert émeraude dans le grès rouge : la carte postale se mérite en une demi-heure de plat.

Puis vient le géant. La rive sud du Grand Canyon s'ouvre sans prévenir à Mather Point, et le premier regard reste inoubliable : un gouffre de trois cent quarante kilomètres de long, un kilomètre et demi de fond, où le Colorado n'est plus qu'un fil argenté. On suit le Rim Trail de belvédère en belvédère, on pousse jusqu'à la Desert View Watchtower à l'est, et si les jambes suivent, on descend un bout du Bright Angel pour changer d'échelle. Le coucher de soleil à Hopi Point embrase les strates les unes après les autres. C'est le sommet du voyage, gardé pour la fin comme il se doit.

Reste la chute, et elle est douce. On rejoint Williams, dernière ville de la Route 66 à avoir été contournée par l'autoroute, puis Seligman, où la vieille route a repris vie. Diners chromés, stations-service d'un autre âge, boutiques kitsch et enseignes au néon : on roule dans l'Amérique de carte postale jusqu'à Kingman, et l'on referme la boucle sur Las Vegas. Après les merveilles géologiques, cette dernière étape a le goût sucré de la nostalgie.

Le détour vedette, Death Valley

Un seul détour mérite qu'on force le tracé, et il se greffe à la charnière de Las Vegas : Death Valley, le plus grand parc des États-Unis contigus, et le plus extrême. Deux heures de route depuis le Strip suffisent à basculer dans un autre monde. À Zabriskie Point, un océan de badlands dorés ondule sous la lumière du matin comme une mer figée. À Badwater Basin, on marche sur une croûte de sel hexagonale à quatre-vingt-six mètres sous le niveau de la mer, le point le plus bas d'Amérique du Nord. Les dunes de Mesquite Flat, la palette d'Artist's Palette, le belvédère de Dante's View : la vallée collectionne les extrêmes.

On le glisse en ouverture ou en clôture de la boucle, jamais au plus chaud de l'été. Car Death Valley porte bien son surnom : c'est l'endroit le plus chaud de la planète, avec des records au-delà de 50 °C. Un ou deux jours au printemps ou à l'automne en font un climax à part, le négatif absolu des hauteurs fraîches de Bryce.

Les parcs nationaux de ce road trip

Quand partir

C'est la vraie question de ce circuit, car il n'a pas de saison idéale unique : il faut composer avec l'altitude, la chaleur et la foule. Le printemps, d'avril à début juin, et l'automne, de mi-septembre à octobre, forment la fenêtre reine. Les canyons d'Arizona restent supportables, Bryce a fini de déneiger ses sentiers, Death Valley se marche encore, et les foules de l'été n'ont pas envahi les navettes de Zion. C'est notre période préférée, l'automne en tête pour sa lumière chaude.

L'été, de juin à août, est la haute saison, avec ses avantages et ses pièges. Tout est ouvert, y compris les hautes routes de Bryce et de la Byway 12, mais Moab et le Grand Canyon écrasent sous la chaleur et les parkings débordent. On randonne alors à l'aube, on se réfugie en altitude aux heures chaudes, et l'on réserve absolument tout à l'avance. Death Valley, elle, devient franchement dangereuse : on la garde pour une autre saison.

L'hiver a ses partisans et ses contraintes. Le Grand Canyon rive sud reste ouvert toute l'année, saupoudré de neige et magnifiquement calme, mais Bryce et la Byway 12 peuvent se retrouver sous la neige et le verglas, et certaines routes secondaires ferment. La boucle complète reste jouable pour qui accepte le froid et surveille la météo au jour le jour. Pour affiner selon chaque parc, chaque fiche détaille son propre climat mois par mois : voyez le bloc « quand partir » de Zion, Bryce Canyon et du Grand Canyon.

La carte du road trip à imprimer

La carte du tracé, en haut de cette page, existe aussi en version imprimable. C'est le fond dessiné du module, avec la boucle, les neuf étapes numérotées, les six parcs et le détour vers Death Valley : de quoi visualiser le circuit d'un coup d'œil et le garder dans la boîte à gants. On l'ouvre en grand puis on l'enregistre pour l'emporter hors connexion, utile dans les zones sans réseau du plateau du Colorado.

Télécharger la carte du road trip (image)

L'Ouest américain en famille

Cette boucle se fait très bien avec des enfants, à condition d'alléger le programme. La règle d'or : des étapes plus courtes et plus de nuits au même endroit, quitte à sauter Capitol Reef ou à écourter la Byway 12. Deux nuits par base valent mieux qu'une longue succession d'hôtels, et l'on garde des demi-journées de pause, piscine de motel comprise.

Le programme Junior Ranger est le meilleur allié des parents : dans chaque parc, les enfants remplissent un livret d'activités et reçoivent un badge en prêtant serment auprès d'un ranger. Six parcs, six badges : la collection devient un fil rouge qui donne un but à chaque visite. Côté marche, trois sentiers faciles portent le voyage sans épuiser personne. La Riverside Walk de Zion, plate et ombragée le long de la rivière. La boucle Queen's Garden de Bryce, la descente la plus douce parmi les cheminées de fée. Et le Rim Trail du Grand Canyon, qui longe le vide sans danger, avec des navettes pour couper court dès que les jambes fatiguent.

Les déclinaisons de la boucle

Cette grande boucle est la matrice : on la resserre, on l'étire ou on la déplace selon le temps et l'envie. Voici les variantes que nous détaillons ailleurs, chacune avec son propre récit et sa carte.

En 15 jours. La version deux semaines de cette même boucle depuis Las Vegas, resserrée sur l'essentiel : Zion, Bryce, la Byway 12, Moab, Monument Valley et le Grand Canyon, sans temps mort. Le bon compromis pour un premier grand voyage dans l'Ouest. Voir le road trip de l'Ouest en 15 jours.

En 3 semaines. La version longue, qui pousse depuis Los Angeles et ajoute la Californie à la boucle : Joshua Tree, Death Valley, Yosemite et la Highway 1 en prime, pour qui a le temps de tout voir. Voir le road trip de l'Ouest en 3 semaines.

Le Grand Circle, Utah et Arizona. La même boucle des canyons recentrée sur les parcs de l'Utah et de l'Arizona, avec le détour vers Mesa Verde : le concentré de grès rouge, sans la Californie. Voir le road trip Utah et Arizona.

Les parcs de Californie. Une boucle voisine et complémentaire, côté Pacifique : Yosemite, Sequoia, les déserts et la Highway 1 depuis San Francisco. Voir le road trip des parcs de Californie.

Yellowstone et Grand Teton. Plus au nord, l'autre grand road trip de l'Ouest, celui des geysers et de la faune, en boucle depuis Salt Lake City. Un voyage à part entière, à garder pour un prochain été. Voir le road trip Yellowstone et Grand Teton.

En camping-car. La même liberté, mais en dormant dans les parcs. La boucle de l'Ouest se prête admirablement au véhicule récréatif, à condition de réserver ses emplacements. Voir le road trip de l'Ouest en camping-car.

Questions fréquentes

Par où commencer un road trip dans l'Ouest américain ?

Par Las Vegas, la porte d'entrée naturelle de la boucle. Son aéroport concentre les loueurs de voitures aux meilleurs tarifs, et le désert des canyons commence à moins de deux heures de route. Rendre la voiture au même endroit ferme le circuit sans supplément d'aller simple.

Combien de temps faut-il pour la boucle de l'Ouest américain ?

De douze à dix-huit jours. Douze jours suffisent pour enchaîner les six parcs sans temps mort, dix-huit permettent de flâner, d'ajouter Death Valley et de doubler les nuits dans les plus beaux endroits. En dessous de douze jours, mieux vaut couper la boucle que la courir.

Dans quel sens rouler la boucle ?

Nous roulons dans le sens antihoraire, Zion en premier et le Grand Canyon en avant-dernier acte, pour faire monter le voyage jusqu'à son sommet et garder les hauteurs fraîches de Bryce pour le début. Le sens inverse fonctionne aussi : c'est la dramaturgie qui tranche, pas la route.

Quand partir dans l'Ouest américain ?

Le printemps, d'avril à début juin, et l'automne, de mi-septembre à octobre, offrent le meilleur équilibre entre chaleur supportable et foule raisonnable. L'été ouvre tout mais écrase de chaleur et de monde. L'hiver reste jouable au Grand Canyon, plus délicat sur les hauteurs de Bryce et de la Byway 12.

Le détour vers Death Valley vaut-il le coup ?

Oui, si la saison le permet. À deux heures de Las Vegas, la vallée aligne le point le plus bas d'Amérique du Nord et les badlands de Zabriskie Point. On la glisse en ouverture ou en clôture de la boucle, au printemps ou à l'automne, jamais au plus chaud de l'été.